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Feuillet

Mai 2018 – n°431

By 26 novembre 2019 No Comments

Mai 2018 – n°431

Dans l’histoire du Salut, la grâce de Dieu prépare la venue du Messie.
Dieu se révèle comme un père attentif qui entreprend de faire grandir ses enfants dans la foi. Il choisit la famille d’Abraham, puis celle de Jacob et il s’attache ensuite à la lignée de David la plus petite et la plus pauvre, pour y inscrire l’incarnation de son Fils.
Et voici que Marie apparait sans grands effets d’annonces, dans la plus totale discrétion.
Dieu prépare son peuple à accueillir son Bien-Aimé et par le prophète Isaïe (7.14) il fait connaître son intention : “C’est donc le Seigneur lui-même qui va vous donner un signe. Voici la jeune fille est enceinte et va enfanter un fils qu’on appellera Emmanuel.”
Pendant les 700 années qui précèdent l’Annonciation, la grâce de Dieu continue son œuvre en suscitant une foi de plus en plus grande, de plus en plus forte dans le cœur du peuple élu. Il transforme cette foi, en attente, en désir ardent puis en espérance de liberté et d’amour.
Le chemin de la foi, commencé avec Abraham conduisant le peuple de la promesse, aboutit à Marie qui en est le sublime achèvement. Dans l’histoire du Salut, tout commence et s’achève par la foi.

Marie dans la Nouvelle Alliance
Le Nouveau Testament nous parle très peu de Marie. L’évangéliste Luc nous la révèle cependant avec beaucoup de tendresse à l’Annonciation (Luc 1,28-38), la Visitation (1,39-47) et la Nativité (2,7-14).
Saint Jean nous rapporte quelques mots de Marie aux noces de Cana : “Tout ce qu’il vous dira, faites-le” (2,1-11). Cette petite phrase nous éblouit le cœur et résonne en nous de manière unique et spéciale. Marie qui jusque-là semblait effacée, en retrait de la vie de son fils, apparait pour éclairer notre comportement de chrétien puis disparait à nouveau dans “l’humble servante”, “la discrète”, “celle qui médite toute chose en son cœur”. Marie est comme ce petit grain de sénevé jeté en terre qui devient l’arbre fort et vigoureux de la foi, que le supplice de la crucifixion n’affaiblit pas.
Lorsque saint Jean nous donne les dernières paroles de Jésus sur la croix, il nous dit l’alliance profonde et indéfectible de Jésus à sa mère. : “Femme, voici ton fils”. A son disciple : “Voici ta mère” (19, 25-27). Marie donnée à Jean et Jean donné à Marie pour continuer à transmettre la Parole.
Ce petit peu des évangiles nous dit l’essentiel de Marie. Elle n’est pas simplement la mère de Jésus, elle est aussi son premier disciple. A ses côtés, elle est le levain dans la pâte. La première à reconnaître en Jésus le Messie, l’envoyé du Père. Jusqu’au dernier moment de la vie de son fils, elle est présente et sa confiance demeure totale, inébranlable, forte et digne.

Suivre Marie dans la foi
La confiance absolue de Marie jusqu’au bout est révélatrice de la profondeur de sa foi.
C’est pour cela que Marie deviendra la mère des Chrétiens et de tous ceux qui reconnaissent le Messie de Dieu sous les traits du crucifié et proclament sa Résurrection.
Au jour de Pentecôte, Marie est présente au milieu des disciples (Actes des Apôtres 1,13-14). Depuis son “oui” au Père, elle persévère dans la foi. Elle est le disciple par excellence.
En elle se manifeste tout ce que Dieu peut réaliser dans un être humain accueillant sa Parole.
C’est pour cette raison que l’Eglise reconnait Marie comme témoin de l’amour du Père et modèle des croyants. Par ailleurs, en reconnaissant en Jésus, Dieu qui s’est fait homme, l’ Eglise a reconnu Marie comme “Mère de Dieu” au concile d’Ephèse en 431.
Dans son “oui”, Marie nous précède sur le chemin de ceux qui sont sauvés en Jésus-Christ. La foi de milliers de personnes dans le monde passe par Marie pour aller à son fils.
Suivons-la avec confiance en méditant un mystère auprès d’elle chaque jour.
Suivons-la chaque mois en célébrant la Parole dans nos maisons. Et marchons à sa suite, car elle est la première sur le chemin de la Résurrection.