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Feuillet

Mai 2019 – n°442

By 26 novembre 2019 No Comments

Mai 2019 – n°442

Avec Marie, nous osons dire : “Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !”
Oui, cette exultation de Marie dans son Magnificat, nous osons la reprendre à notre propre compte, en ce mois de mai au terme duquel nous fêterons la Visitation. C’est lors de sa visite à sa cousine Elisabeth que Marie exulte de joie : alors qu’elle vient de dire son “oui” à l’ange Gabriel, sa joie d’être mère se fait communicative et elle court vers une autre mère, Elisabeth, celle qui sera la mère de Jean le Baptiste. Le Magnificat de Marie nous invite ainsi à oser la joie communicative ! Marie ne peut pas garder sa joie pour elle et court chez sa cousine Elisabeth, ainsi elle nous invite à aller vers les autres pour partager avec eux notre joie de croire !

“Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse”.
Dieu sait voir ceux que personne ne voit. Il détecte les invisibles. Marie était une humble femme, vivant dans la discrétion de Nazareth et aujourd’hui, nombreux sont ceux qui joignent leurs voix à la sienne pour reprendre son Magnificat. La simplicité de notre village, de notre quartier, de notre maison, ne fait peut-être pas la une des journaux, mais Dieu nous voit et il nous aime ! C’est là l’essentiel. Être vu des hommes n’est pas ce qui compte. Nous savoir regardés et aimés par Dieu est la cause de notre joie. A nous, comme Marie, de nous laisser regarder pas le Seigneur.

“Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent”.
Si Marie sait voir les merveilles que Dieu a faites pour elle, elle a aussi conscience que la merveille la plus grande, c’est la miséricorde dont Dieu ne cesse de couvrir les hommes. Marie laisse ainsi le Seigneur élargir son regard : non seulement Il l’a comblée de merveilles, mais Il en comble aussi tous les hommes. “Ceux qui le craignent” ne veut pas dire ceux qui ont peur de lui, mais ceux qui accueillent sa présence avec un respect filial. Sa miséricorde nous est donnée, comme à Marie. A nous de l’accueillir en toute confiance.

“Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles”.
Dieu ne se satisfait pas de l’apparence, de la superbe. Il regarde le cœur. Le courage, c’est la force du cœur. Si Dieu renverse les puissants, il aime les vrais forts, c’est-à-dire ceux qui ont assez de courage, de force du cœur, pour renoncer à la violence. Les vrais puissants ne sont pas les violents, mais ceux qui résistent à la violence. Marie est de ceux-là : dans son apparente faiblesse, c’est une femme forte, pleine de courage : en acceptant d’être enceinte avant le mariage, elle ose prendre le risque de la lapidation selon ce que prévoyait la Loi de Moïse pour une femme dans sa situation. Et c’est avec un réel courage qu’elle vient de dire son “fiat” à l’ange Gabriel.

“Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour”.
Marie est une femme aux mains vides et ouvertes pour que Dieu puisse venir y déposer son amour. Elle nous invite à ne pas nous arc-bouter sur nos richesses, à ne pas être trop pleins de nous-mêmes, pour pouvoir accueillir son amour. Sur ce chemin, s’il nous arrive de chuter et de rencontrer l’épreuve, Dieu nous relève toujours, comme Il l’a fait avec son peuple. Jamais Il n’oublie son amour. Toujours, Il s’en souvient. A nous de garder, comme Marie, les mains vides, pour pouvoir l’accueillir.

“De la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa descendance à jamais”.
Oui, non seulement Dieu tient promesse, mais il n’oublie pas sa promesse, de génération en génération. Avant que nous soyons fidèles, Dieu, lui, est fidèle. Sa fidélité indéfectible attend notre propre fidélité. Marie, au pied de la Croix, se souviendra de la fidélité de Dieu qui jamais n’abandonne ses enfants, même dans la grande épreuve de perdre un fils. Le “oui” de Marie aura été un “oui” à toute épreuve. Qu’en ce mois de mai, elle nous aide à dire notre propre “oui” ou à le renouveler, afin que, par-delà les épreuves que nous aurons à traverser, nous osions dire avec elle notre Magnificat : “Magnifique est le Seigneur, tout mon cœur pour chanter Dieu, magnifique est le Seigneur !”