Feuillet

Avril 2021 – n°463

By 29 mars 2021 No Comments

Avril 2021 – n°463

Durant cette nouvelle période de confinement qui perturbe la distribution des feuillets mensuels par le responsable d’équipe, les Equipes du Rosaire ont décidé de mettre à disposition le fichier pdf intégral pour maintenir le lien, ne serait-ce que par internet, et permettre à ceux qui le peuvent de célébrer la rencontre mensuelle en visio conférence.
Profitons de cette occasion pour à nouveau diffuser largement ce feuillet en pdf et pour parler des Equipes du Rosaire !

Le feuillet d'avril 2021

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Il y a un an, nous apprenions avec joie la prochaine béatification de Pauline-Marie Jaricot (1799-1862). Nous vous retraçons ici les 3 grandes étapes de sa vie qui correspondent à ses 3 engagements principaux et aux 3 œuvres qu’elle a fondées.

1816-1826 : Un engagement missionnaire : l’Œuvre de la Propagation de la foi

Après une conversion intérieure, Pauline recrute parmi les ouvrières en soierie de Lyon, des jeunes filles partageant son idéal : mener une vie de prière et porter le souci des pauvres du quartier. Avec elles, et à l’invitation de son frère Philéas, séminariste à Paris, Pauline va proposer une quête « de la main à la main » aux ouvrières de l’usine familiale : « le Sou hebdomadaire ». La collecte est destinée à soutenir les missions en Chine. Devant le succès du projet de Pauline, une association est fondée le 3 mai 1822 : l’œuvre de la Propagation de la foi. Le siège de cette association, appelée à devenir les Œuvres Pontificales Missionnaires, sera transféré à Rome en 1922, sous l’égide de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples.

1826-1844 : Un engagement spirituel : l’Œuvre du Rosaire Vivant

En 1825, le pape s’inquiète de la déchristianisation de la société. Pauline, pour raviver la dévotion mariale par la récitation du rosaire, va trouver un moyen simple de la faire dire par le plus grand nombre : c’est de partager les quinze dizaines correspondant aux quinze mystères de la vie du Christ et de la Vierge, entre quinze personnes associées. Chacune s’engage à réciter tous les jours un mystère qu’elle doit méditer. Pauline dira « Mettez quinze charbons, 1 seul bien allumé, 3 ou 4 le sont à moitié, et les autres pas du tout, rapprochez-les, c’est un brasier ardent ». En fondant les Equipes du Rosaire en 1955, le père Eyquem reconnaîtra s’être inspiré des Quinzaine du Rosaire Vivant de Pauline Jaricot : « Je ne connaissais rien alors de Pauline Jaricot sinon qu’elle était à l’origine du Rosaire Vivant. Il m’apparut alors normal de connaître quelle avait été la pensée première de la fondatrice. Je m’aperçus avec étonnement que mes desseins étaient les siens, que l’organisation que je projetais, rejoignait la sienne. Je compris que si j’avais reçu « l’intelligence » du Rosaire Vivant et comme « la mission de le propager dans l’univers entier », je le devais sans aucun doute à cette femme. Aussi mon âme s’est attachée à son âme, et rendant la gloire à qui est la gloire, je me déclare redevable à son égard de tout ce que j’ai reçu. »

1845-1862 : Un engagement social : l’Œuvre des ouvriers

En 1845, Pauline Jaricot acquiert les hauts fourneaux de Rustrel, près d’Apt, dans le Vaucluse. Elle souhaite y promouvoir un modèle de production respectueux des conditions de travail et de vie des ouvriers. « Pour améliorer, écrit-elle, la condition de la classe ouvrière, il faut rendre à l’ouvrier sa condition d’homme en l’arrachant à l’esclavage d’un travail sans relâche, sa dignité de père en lui faisant goûter les douceurs de la famille, sa dignité de chrétien en lui procurant les consolations et les espérances de la religion. En un mot, je voudrais qu’on rendît l’époux à l’épouse, le père à l’enfant et Dieu à l’homme. » Pauline souhaite « mettre en œuvre un réseau de solidarité en donnant à un premier groupe d’ouvriers les moyens de se régénérer pour leur permettre de délivrer leurs frères et l’ensemble du monde ouvrier ». Ruinée par des hommes d’affaires en qui elle avait mis, à tort, toute sa confiance, Pauline Jaricot meurt en 1862 dans sa chambre de la maison de Lorette (en contrebas de la basilique de Fourvière à Lyon), dans la misère et l’indifférence générale. Elle dira : « Je n’ai été que l’allumette qui allume le feu. »